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9 Déc

Celle qui tourne la page #3

Un anglais à Paris de Michael SADLER

Après de longs jours d’absence pour raisons professionnelles – soit une semaine coupée du monde- je reviens pour vous parler de ma dernière lecture. Il ne s’agit pas du dernier livre à la mode et pour cause : il date de 2000 et je l’ai acheté il y a un an pour la modique somme de 1€.

Je m’explique : il y a encore quelques mois je vivais en Gironde en toute proche banlieue bordelaise. La médiathèque de mon ancienne ville organise chaque automne une merveilleuse opération, un rendez-vous que je ne pouvais pas manquer. En effet, une fois par an la médiathèque se débarrasse de ses vieilles collections qui sont néanmoins dans un état de conservation très correct et les vend pour presque rien. Ainsi, un livre coûte 1€ ; une revue 25 cents ; une encyclopédie complète 10€.

Petit problème : on est limité à 10 documents par personne. Alors une année j’ai embarqué le Honey avec moi : il n’est pas fou de littérature, je pensais donc lui faire porter le chapeau de certains de mes achats pour pouvoir prendre plus de 10 livres. Mon plan machiavélique semblait infaillible: il avait même accepté de se lever un samedi matin ! Manque de bol on est tombé sur une revue d’informatique et l’année 2011 était COMPLÈTE.

Bref, j’ai fait l’acquisition d’Un anglais à Paris au cours de la dernière opération à laquelle j’ai participé c’est-à-dire en 2012 mais je viens seulement de le lire ! J’ai beaucoup aimé ce livre écrit par un anglais qui manie parfaitement la langue française – mieux que certains français. Michael Sadler est un amoureux de la langue française et de la France en général. Vous pourrez trouver une petite biographie en suivant ce lien.

L’histoire est inspirée de son expérience personnelle et raconte d’une façon un peu loufoque – il est notamment ami avec un Livarot- son arrivée et sa vie en France lorsqu’il a accepté un poste de maître de conférences à Paris. Il traite avec humour la recherche d’appartement dans la capitale, les conventions sociales bourgeoises, son intégration en France, l’amour de la bonne chère et bien sûr l’amour tout court – ou comment courtiser une française. Sa légère maladresse et sa connaissance imparfaite de notre culture génèrent de savoureux quiproquos.

 

J’ai aimé :

L’absence de caricature de la société française et le regard tendre qu’il pose sur les personnages parisiens qu’il rencontre. Même s’il est parfois un peu moqueur, il ne se prend pas au sérieux lui-même donc on le pardonne sans détour.

Le style : on trouve de magnifiques phrases et figures de style dans ce livre bourré d’humour.

Une scène de sexe commentée comme un match de cricket : somptueux !

 

Je n’ai pas aimé :

Le livre est trop court… Je vais essayer de me procurer les suites : Un anglais à la campagne et Un anglais amoureux.

 

Ce livre m’a vraiment redonné le goût de la lecture ; je me force parfois à lire de la grande littérature en oubliant que le principal est de lire pour se faire plaisir !!! (même si on peut évidemment se faire plaisir avec de la grande littérature). J’ai donc enchaîné immédiatement avec un livre où les supers-héros existent pour de vrai mais sont à la retraite…

 

 

emeline
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