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28 Août

Celle qui tourne la page #1

lapesteLa Peste d’Albert Camus

      Depuis toujours j’aime lire et j’ai décidé, il y a quelques années, de lire davantage de classiques ; c’est ainsi que j’ai commencé à vouer un culte à Maupassant. Récemment j’ai décidé de varier un peu et je me suis lancée dans La Peste d’Albert Camus, je n’avais jamais lu cet auteur auparavant.

      Autant être honnête je n’ai pas tout lu et j’ai été déçue. Je n’ai pas été déçue par le livre en lui-même mais déçue par l’effet qu’il a eu sur moi ; je crois que j’en attendais trop. Quand je dis que je n’ai pas tout lu cela ne signifie pas que j’ai arrêté en plein milieu et suis passée à autre chose – j’ai effectivement arrêté en plein milieu et suis passée à autre chose – cela veut dire que j’ai finalement décider de sauter une partie pour tout de même lire la fin. Ainsi, en société je pourrai dire sans trop rougir : j’ai lu La Peste.

      Dès le départ quand l’auteur se justifie sur son ouvrage en le qualifiant de « chronique », je sentais que ça partait mal pour moi. Ensuite, le point de vue change régulièrement, l’auteur citant notamment les carnets tenus par l’un des personnages pendant l’épisode de la peste, j’ai trouvé ça fatigant.

      J’ai des circonstances atténuantes : avec ce livre je me remettais à la lecture. J’ai toujours aimé lire mais pendant mes années fac j’ai pas mal délaissé ce loisir car lire un roman me faisait culpabiliser de ne pas lire un bouquin de droit à la place. Attitude très bête car je n’ai jamais culpabilisé de regarder des séries télé dont je me suis goinfrée pendant ces mêmes années… Bref… Quand on se remet à la lecture peut-être qu’Albert Camus n’est pas l’auteur le plus accessible.

      Autre circonstance atténuante j’ai commencé ce livre dans la déprimante salle d’attente de la gare de Saint Pierre des Corps et poursuivi dans un train bondé de jeunes scouts animés et de bébés affamés. Un jour une amie m’a dit : lire dans le train c’est bien si on est déjà dans le livre. Elle avait peut-être raison : recommencer à lire en choisissant un Camus quand on s’est levée à 4h30 du matin pour prendre deux TGV menant à un entretien d’embauche hyper stressant n’était peut-être pas une bonne idée pour se mettre dans un livre!

      Pourtant je n’ai pas baissé les bras si vite : suite à mon périple ferroviaire j’ai continué ma lecture confortablement installée et pendant une période de vacances où intellectuellement j’étais disponible. Le miracle ne s’est cependant pas produit ! J’attends d’un livre qu’il fasse de moi sa chose : ne pas pouvoir attendre pour lire la suite, y penser quand je ne lis pas, être triste quand il est terminé (ces sentiments datent de ma période polars).

      J’ai fait des recherches internet sur La Peste en me disant que visiblement il présentait un intérêt que je ne saisissais pas. J’ai principalement trouvé des commentaires mettant en avant l’analogie entre la peste et l’occupation nazie. Bon, ça c’était déjà mentionné sur la quatrième de couverture ; donc apparemment il n’y avait pas de sens caché que je n’étais pas parvenue à saisir. De plus, il semblerait que cette métaphore concernant la seconde guerre mondiale n’a pas été spécialement recherchée par l’auteur mais serait plutôt l’œuvre des commentateurs ; tant mieux parce que je la trouve un peu tirée par les cheveux !

      En conclusion je ne vais pas dire que j’ai détesté La Peste. Qui suis-je pour dénigrer ce livre et son auteur? Il y a tout de même des choses intéressantes selon mon humble avis, le personnage de Rieux et la description au début de la ville d’Oran par exemple. Au final je pense tout simplement que ce livre et moi n’étions pas faits l’un pour l’autre ! Je serais néanmoins très intéressée par le point de vue de quelqu’un qui l’a adoré.

      Je me suis depuis dirigée vers un ouvrage foncièrement différent dont je parlerai bientôt !

emeline
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