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6 Oct

Celle qui s’est fait avoir #1

 

Depuis quelques semaines, pour des raisons professionnelles, je suis « célibataire géographique ». Je ne me souvenais plus qu’il est parfois pénible de cuisiner pour une seule personne surtout quand mon four et mon super-robot-à-tout-faire sont restés dans mon ancien appartement (c’est encore plus rageant quand on sait que le Honey ne daigne pas se servir de ces deux amours).

En général – c’est-à-dire quand je ne dîne pas dehors- je fais attention à mon alimentation : féculents le midi, légumes le soir et tout et tout. Ma mère m’a transmis de bonnes habitudes : j’ai été gavée biberonnée aux légumes du potager et à la viande achetée directement chez le producteur, vive la campagne quoi ! Jamais de surgelé, de purée en sachet ou de cassoulet en conserve… aucun risque de trouver du cheval dans nos lasagnes ! Du coup j’ai gardé de nombreux réflexes sans pour autant tomber dans la dictature du Bio; je vais même parfois au Mc Do MAIS en toute connaissance de cause. J’aime faire le marché de temps en temps mais lorsque je vais au supermarché j’essaie de trouver des produits frais avec un bon rapport qualité-prix. Je préfère cuisiner un truc tout simple que de décongeler une saloperie un plat surgelé qui se veut élaboré. Si je commande à manger, je me tourne plus volontiers vers des sushis que vers une pizza.

Depuis que je vis seule, j’ai su garder mes principes culinaires de base jusqu’au jour où j’ai craqué : je me trouvais chez Monoprix, lieu de perdition s’il en est et de tentations en tout genre. Oui, j’ai craqué : c’était samedi soir, je passais le week-end toute seule, j’avais la flemme de me faire à manger. Je suis passée devant le rayon des plats préparés et j’ai jeté mon dévolu sur une boite en carton au dessin alléchant de Saint Jacques avec des linguines. Bon je ne suis pas devenue folle non plus, j’ai bien sûr étudié avec soin la liste des aliments présents dans ce plat : UNIQUEMENT des vrais noms de choses qui se mangent, pas de substances bizarres, pas de E150-machin-truc et c’est bien écrit « sans conservateur ». J’ai fait un craquage oui, mais un minimum contrôlé pour ma santé.

 

L’arme du crime : les Petites St Jacques linguines en persillade

L’heure du crime : 2 minutes 30 dans mon micro-onde

Le coupable : Fleury Michon (j’ai pris de la marque, gage de qualité, c’est bien connu)

Dès que je suis rentrée chez moi j’ai regretté mon achat (j’ai raqué plus de 4€ pour cette m….). Comme j’avais faim, j’ai tout de même ouvert la boîte : un sachet contenait les pâtes avec les carottes, l’autre les saint jacques et la sauce persillée ; la quantité pour une personne (270 grammes) est correcte et mon assiette ressemble assez à la photo de la boîte. Première déception : la tronche des saint jacques ; évidemment pas de belles noix avec du corail mais des mini pétoncles qui se révéleront sans goût. La persillade avait l’odeur, heureusement moins prononcée, du fameux beurre qui accompagne les escargots lors des repas de fête ; j’ai trouvé l’association malheureuse. Les pâtes et les carottes étaient plutôt mangeables.

Enorme point noir : on entend souvent dire que ces plats tout-prêts sont trop gras, c’est rien de le dire ! Je cuisine sans problème avec du beurre ou de l’huile, je n’ai rien contre les burgers un peu luisants mais là c’était 1000 fois trop gras, ça m’a écœurée et j’ai eu du mal à digérer ce truc.

En bref, j’ai j’aurais mieux fait de me cuire des pâtes au beurre ! Vous pouvez me huer, me jeter des tomates, je l’ai bien mérité. Je ne suis pas près d’oublier cette erreur de conduite, je le dis solennellement (vous êtes témoins) : je n’achèterai plus de plat tout prêt.

 

Verdict : cher, insipide, graaaaas

Seul point positif : Fleury Michon m’a fait manger des carottes ; c’est maman qui va être contente.

 

emeline
2 Commentaires
  • MiaouMakeUp

    Hey hey ! Beurk les plats préparés 😀 rien de mieux que la cuisine maison !!! ^^

    14 octobre 2013 à 17 h 45 min Répondre

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