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4 Nov

Celle qui se fait une toile #2

gravity

  Gravity

Me voici de retour et toute chamboulée ; j’avais prévu un post sur un sujet futilement essentiel (une obscure clarté, quoi) relatif à ma récente recherche désespérée de chaussures mais je pense qu’il est primordial de parler d’abord du film que j’ai vu ce week-end : Gravity.

Pour une fois, j’ai réussi à ne voir aucune bande-annonce ni lire aucun pitch… bref, je ne savais rien de ce film avant d’enfiler mes lunettes 3D excepté que l’action a lieu dans l’espace et que les acteurs principaux sont Sandra Bullock et George Clooney. J’avais également entendu une interview du couple de spationautes français, Claudie et Jean-Pierre Haigneré qui attestaient du réalisme du film tant dans l’attitude des acteurs qu’en termes de décor.

Il est difficile de parler de ce film sans trop en dire mais je vais m’efforcer de préserver le suspense au maximum. En quelques mots : l’histoire se concentre sur deux protagonistes d’une mission spatiale qui rencontrent quelques problèmes à cause d’un missile russe. Un homme : Matt Kowalsky (interprété par George Clooney), un astronaute chevronné très à son aise dans l’espace, hyper pro mais enjoué et sympathique ; une femme : Ryan Stone (alias Sandra Bullock), un docteur qui réalise sa première sortie dans l’espace dans le cadre de ses recherches médicales.

En principe, malgré le fait que je trouve George Clooney très bon acteur, ce film n’avait pas spécialement d’argument pour me plaire. Premièrement, je n’aime pas du tout les films où il y a rien que des problèmes (Twister et Le Jour d’Après, très peu pour moi) même si je ne suis pas sûre que Gravity soit un film catastrophe. Deuxièmement je ne suis pas attirée par les films dans l’espace style Alien ou Armagedon. Troisièmement, en dépit de son Oscar, Sandra Bullock n’est pas bankable en ce qui me concerne : je suis imperméable aux bus ou bateaux qui vont trop vite et autres traques sur Internet. Cependant, après avoir pris quelques renseignements sur le réalisateur auprès de mon frère qui m’a rappelé que l’on doit, entre autres, à Alfonso Cuarón un Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban très convenable et surtout un magnifique film intitulé Les Fils de l’Homme, je me suis dit que Gravity devait valoir le coup d’œil. Et j’avais raison : ce film est à mon sens réussi; le réalisateur réveille des sentiments différents mais de la même intensité que ceux qui ressortent du film Les Fils de l’Homme.

 attention

Cet article ne contient pas de spoiler mais si vous voulez, comme moi, ne rien savoir sur le film arrêtez votre lecture maintenant (presque personne ne vous en voudra) !  

  

Même si l’action se déroule évidemment sur un temps plus long que la durée du film, le spectateur a vraiment l’impression de vivre toute l’histoire ; il n’y a pas d’ellipse temporelle genre les astronautes disent « on rentre à la station les copaing’ » (accent du Sud-Ouest inside) et le plan suivant on les voit dans ladite station sans combi’. En effet, nous voyons tout : les déplacements, l’ouverture des portes… Et nous ressentons tout, le spectateur étant souvent placé dans la peau du personnage de Ryan Stone : une novice qui n’est pas astronaute professionnelle et qui va dans l’espace pour la première fois. On se sent proche d’elle car, je ne sais pas pour vous mais je ne suis pas une spationaute, alors quand elle dégaine un bouquin rédigé dans une langue étrangère pour savoir sur quel bouton appuyer afin de ne pas crever faire décoller un engin ou quand elle a la nausée, je me mets un peu à sa place. Ce sentiment est renforcé quand, parfois, nous sommes les yeux de l’actrice : on comprend combien il est malaisé de se déplacer dans l’espace, on retient son souffle avec elle. Ne pensez pas que ce sentiment est uniquement féminin du fait du sexe du personnage identique au mien ; même les hommes (le Honey peut témoigner) s’identifient volontiers au Docteur Stone. Est-ce pour cela qu’elle porte un prénom masculin ?

Verdict : j’ai adoré Gravity surtout en raison de l’interaction entre les personnages principaux et de l’empathie voire de l’identification que l’on ressent pour eux. Enfin, c’est idiot à dire mais c’est surtout l’atmosphère qui règne dans l’espace et notamment le silence happant qui donne une dimension à cette histoire a priori peu originale (une mission dans l’espace qui se déroule pas très bien, c’est quand même du déjà vu). De plus, je n’avais pas vu de film en 3D depuis un moment et j’ai trouvé l’utilisation de cette technologie totalement justifiée.

 

J’ai adoré :

-le film prend rapidement une tournure inattendue

– la sensation suite à la scène où Kowalsky boit de la Vodka

– le final et la musique qui va avec (depuis Drive, je suis beaucoup plus sensible aux bandes originales)

 

Je regrette : les clichés relatifs à la vie personnelle des deux personnages principaux (OK, je pinaille)

Je ne peux que vous conseiller d’y aller… et pour les plus impatients, pas d’inquiétude, vous saurez bientôt tout, tout, tout sur ma recherche de chaussures !

emeline
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