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26 Sep

Celle qui se fait une toile #1

liberace
Ma vie avec Liberace

(Behind the Candelabra)

J’adore aller au cinéma, j’y vais presque chaque semaine ; j’aime notamment profiter des « ventes flash » du mardi soir dans les cinémas Gaumont qui nous permettent de voir pour pas cher les films qui sont à l’affiche pour la dernière fois.

Ma dernière séance fut consacrée à Michael Douglas, Matt Damon et leurs costumes à paillettes dans Ma vie avec Liberace et je vais aller droit au but : j’ai beaucoup aimé ce film.

L’histoire se passe à Las Vegas sur plusieurs années, fin 70’s à milieu 80’s et relate la relation entre Liberace, pianiste super-star et Scott son jeunot de compagnon.

Dès le départ, ce film avait un argument de taille pour me plaire : une histoire vraie et d’amour entre deux hommes. J’apprécie davantage ce genre de films aux comédies romantiques avec des girls next door. Je suis absolument fan du célèbre Secret de Brokeback Mountain, le coup de la chemise à la fin me fait toujours pleurer ! Je suis certaine que tous ceux qui aiment ce film savent de quoi je parle… J’avais également adoré I Love You Philip Morris (non aucun rapport avec les clopes) avec Jim Carrey et Ewan Mc Gregor.

Mais bizarrement je ne me sens pas attirée par le film-évènement-palmerisé à Cannes, La vie d’Adèle ; il faut dire je ne suis une inconditionnelle ni du réalisateur ni de l’actrice principale.

Revenons à Liberace : tout d’abord son réalisateur, Steven Soderbergh. De mon point de vue ce n’est pas un génie mais il a tout de même fait des films sympathiques et divertissants tels que Ocean’s Eleven, Twelve et compagnie. J’avoue, je n’avais pas craché sur Magic Mike (bien au contraire) malgré un désintérêt profond pour Channing Tatum et un Matthew Mc Conaughey vieillissant. Concernant Liberace, j’ai trouvé le film très bien réalisé.

Ensuite les acteurs. Là, ca partait moyen : je trouve habituellement Matt Damon insipide, les mémoire, mort et autre vengeance dans la peau m’ennuient profondément. Ici, au contraire, je l’ai trouvé tout à fait à sa place en tant que jeune compagnon-secrétaire-gigolo de Michael Douglas. Il arbore une belle plastique et sa blondeur peroxydée colle avec le personnage sans en faire trop ; on est quand même à Vegas ! En clair je l’ai trouvé très très très crédible (Alléluia !).

La star de ce film, c’est sans conteste Michael Douglas, qui est un peu grimé pour l’occasion. Personnellement j’ai plutôt connu- et adoré- Micheal Douglas en hétérosexuel libidineux invétéré (Basic Instinct) ainsi que dans des rôles de type autoritaire plutôt antipathique (Wall Street) le tout dans des costumes sombres et classieux. Ma vie avec Liberace m’a permis de voir cet immense acteur sous un jour nouveau mais tout aussi réjouissant ; il est gentil, généreux, précieux, sensible et ça lui va bien ! De même que les costumes mi-Elton John mi-Elizabeth Taylor lui siéent à merveille.

Les seconds rôles sont également très bons : Scott Bakula, qui paraît bizarrement très naturel avec les cheveux longs, lunettes de soleil et jean moulant, ainsi que Rob Lowe en chirurgien esthétique déjanté sont ceux qui m’ont le plus marquée. Mais aussi, quel plaisir de retrouver Dan Aykroyd et Paul Reiser !

L’histoire est intéressante et touchante même si un peu attendue : un riche-vieux-gay-pianiste qui tombe amoureux d’un petit jeune sans le sou ça dure rarement toute la vie mais plutôt le temps de trouver un autre petit mignon. Globalement je trouve que le film évite les clichés, peut-être parce qu’il s’agit d’une histoire vraie.

Oui, on est dans le show-bizz, les paillettes et fourrures en veux-tu en voilà, les coupettes de Moët et Chandon, les villas kitchissimes sans oublier les caniches. Bref, l’univers gay des années 70’s tel qu’on l’imagine mais toute cette ambiance homosexuelle et les effets comiques qu’elle suscite parfois est vraiment représentée avec finesse, et à mon avis avec justesse, sans mauvais goût.

Ce film aborde savamment divers thèmes dans le contexte de la fin des années 70’s – début 80’s tels que l’homosexualité, le show business et ses travers notamment la drogue puis le début des années Sida, les balbutiements de la chirurgie plastique et bien entendu l’amouuuur. Certaines scènes sont vraiment drôles et subtiles, d’autres sont plus touchantes sans jamais verser dans la guimauve. On évite le cliché du gay très proche des femmes et notamment de sa mère : Liberace a, au contraire, une relation un peu compliquée avec sa génitrice, tout comme Scott.

Au final, ce qui n’était qu’un téléfilm aux Etats-Unis s’est révélé être un vrai coup de cœur cinématographique pour moi. Courrez-y !!!

emeline
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