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24 Oct

Celle qui n’aime pas (trop) le dimanche

 mickeymouse

Que les choses soient claires je ne crache pas dans la soupe ; je suis bien contente de vivre dans un état de droit qui m’accorde un repos bien mérité à chaque fin de semaine. J’ai bien conscience que cet article est le ramassis d’une enfant gâtée et les enfants du Bangladesh ou d’ailleurs, qui fabriquent les T-shirts que j’achète justement le weekend ont le droit de trouver ça déplacé.

N’empêche que je ne suis pas la seule, dans notre civilisation occidentale à avoir du mal avec le dimanche. Je suis sûre que tout le monde a déjà connu cette sensation : on est souvent en famille, on pourrait profiter de la journée et bien non ; bizarrement on se sent un peu déprimé.

Le problème avec le dimanche c’est qu’on ne peut s’empêcher de penser… au lundi ; car c’est bien ce qui se passe après le dimanche qui ruine ledit dimanche. En réalité on ne pense pas vraiment au lundi, on appréhende le lundi. C’est évidemment la peur de l’inconnu : comment va se passer cette nouvelle semaine ? Le dimanche, alors qu’on est censé se reposer de la semaine écoulée, on passe son temps à se demander si on va être capable de surmonter la suivante. C’est ce que l’on appelle communément le blues du dimanche soir même si je trouve qu’il nous guette dès l’après-midi. Après le repas dominical on ne fait rien à part rester dans un cocon, on ose à peine bouger de peur de tuer le temps, les heures s’écoulent et le soir finit immanquablement par arriver ; on regrette alors ces heures données dont on a rien fait. Et puis le dimanche on dort trop alors on a quelques difficultés pour s’endormir le fameux soir… résultat des courses on est fatigué dès le lundi ! Chienne de vie…

Lorsque j’allais à l’école, même si mes devoirs étaient faits (je ne faisais pas partie de ceux qui s’y prennent à la dernière minute), c’est la période à laquelle je ressentais le plus ce petit mal-être. Même si lorsque l’on est enfant les adultes nous rabâchent qu’on a de la chance, qu’être un enfant veut dire ne pas avoir de souci… force est de constater que plus j’enchaînais les années scolaires et plus je me rapprochais de l’âge adulte, plus j’étais heureuse. En réalité c’est dur d’être un écolier… surtout le dimanche ! Rien que de repenser aux anciens épisodes de Lucky Luke diffusés sur France 3 en fin d’après-midi j’ai le cafard.

Quand au lycée je suis allée à l’internat, le dimanche était un jour encore plus compliqué (mais moins que le lundi matin où je le confesse il valait mieux ne PAS me parler) : refaire sa valise à peine déballée, ne rien oublier. Idem quand j’étais à l’université. Bref, le genre de routine dont on se passerait bien.

Depuis quelques temps j’ai remarqué que ma façon pessimiste d’envisager le dimanche a un peu évolué. Mon précédent travail me permettait de choisir mes horaires : ainsi je m’autorisais régulièrement une grasse matinée supplémentaire le lundi voire la journée entière. C’est la solution miracle : plus de lundi, plus de blues du dimanche soir (CQFD). Malheureusement c’est rarement réalisable et ce type de travail comportait nombre de contreparties…

Je n’arrive pas à me décider pour ou contre l’ouverture des magasins le dimanche ; en tout cas un de mes petits plaisirs occasionnels du dimanche est de faire une commande sur Internet. Tranquille dans mon canapé, je remplis fiévreusement un panier puis je le réduis à ce que je considère d’essentiel. Parfois je le valide, souvent parfois pas ! Le vrai péché mignon du dimanche soir pour le Honey et moi c’est notre traditionnelle commande de sushis, une véritable institution qui fait rire nos proches.

Depuis quelques semaines j’ai un nouveau job qui me plaît beaucoup et je vis dans une nouvelle ville que j’apprends à apprivoiser. Certains weekends je suis un peu seule alors je ne suis pas mécontente de retourner bosser ! Evidemment je suis triste à la fin des weekends que je passe avec le Honey mais je n’appréhende pas le lundi ; plus vite on se sépare… plus vite on se retrouve ! (c’est bien connu). J’apprécie beaucoup plus le dimanche et j’essaie de le rendre agréable : je vais au marché, au ciné, je blogue 😉 …

En conclusion, je crois qu’en termes de blues du dimanche je tiens le bon bout… mais j’espère ne jamais accoucher un dimanche, sinon bonjour le baby blues !!!

emeline
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