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29 Août

Celle qui est devenue une Geekette

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      Étant née en 1988 je fais partie de ce que l’on appelle la « génération Internet ». Mes parents ont souscrit une connexion Internet quand j’étais en 3e, il y a un siècle, une éternité

      Mon grand frère y a trouvé davantage d’intérêt que moi, c’était les débuts des téléchargements en matière de musique et il était plutôt patient. Moi, je ne me souviens même plus sur quels sites je trainais ! En revanche je me souviens très bien que c’était le début de l’ère du copier-coller ce qui facilitait drôlement les commentaires de textes en français et les exposés en tout genre.

      J’ai vraiment accroché avec Internet, un peu plus tard avec l’avènement des réseaux sociaux et le premier, en ce qui me concerne, c’était MSN Messenger. C’était vraiment super : je pouvais discuter le week-end avec mes copines que je voyais déjà toute la semaine à l’internat sans griller mon forfait de téléphone portable (pour mémoire : 1h d’appel et 30 SMS par mois pour plus de 20 euros). Cela me permettait aussi d’être en contact avec des amis du collège qui n’étaient pas allés dans le même lycée que moi. Je me souviens des samedis où je quittais rapidement la table après le déjeuner pour vérifier lesquels de mes contacts étaient disponibles-occupés-absents selon la couleur du cadre entourant les avatars à savoir vert, orange ou rouge.

      Plus tard, à l’université, j’ai fini par totalement délaisser MSN parce qu’une amie m’a fait découvrir le graal, le top du top en matière de réseaux sociaux et qui n’a pas été détrôné à ce jour : Facebook. C’est à ce moment-là que j’ai basculé du côté obscur de la force et ai commencé à être accro à Internet et aux réseaux sociaux. Je passais des heures sur Facebook à chercher de nouveaux contacts, je me souviens qu’avec le Honey – que j’ai rapidement endoctriné – c’était la compet’ pour avoir le plus grand nombre de contacts.

      J’ai également jugé utile de m’inscrire à des groupes du genre « pour qu’Olivier de Carglass injecte sa résine spéciale à Cerise de Groupama » et de répondre à des quizz débiles pour savoir à quel personnage de Sex and the City je ressemble le plus – débile car il est évident que c’est Carrie -. J’ai perdu de précieux instants initialement destinés à réviser mes exams de droit à compléter mon profil pour y faire figurer que j’étais en fac de droit justement. Il me paraissait essentiel que mes contacts sachent tous les jours quelles étaient mes activités en actualisant régulièrement mon statut et ma photo de profil.

      Des années plus tard j’utilise toujours Facebook, j’y vais presque chaque jour notamment pour souhaiter un joyeux anniversaire à mes contacts préférés et ce malgré les invitations intempestives pour participer à des jeux dont les noms commencent par Candy ou finissent par City. De l’ordinateur de bureau familial je suis désormais passée à une vie entière remplie de « nouvelles technologies » : mon appartement ne compte pas moins de trois ordinateurs, deux Smartphones et une tablette tactile pour seulement deux habitants. Prise dans le tourbillon Internet, je passe un temps fou à checker quotidiennement les courriers et spams (non je n’ai pas de problèmes d’érection !) reçus dans mes quatre boîtes mail, à visionner des tutoriels sur You tube et bien sûr à visiter tout un tas de blogs.

      De même que les connexions Internet sont devenues de plus en plus performantes, les téléphones portables d’aujourd’hui ne ressemblent plus à mon Sagem My X 3 acheté en 2003 qui n’était même pas couleurs et qui m’avais valu quelques railleries dans la cour de récré. Aujourd’hui je suis à la pointe de la technologie grâce à mon Smartphone : entièrement tactile avec plein d’applications plus ou moins utiles.

      Je peux donc trainer sur Internet toute la journée et toute la nuit, au grand dam du Honey qui regrette de m’avoir conseillée de délaisser mon Blackberry. Une dose de Facebook par jour ne suffit plus à me satisfaire :

–         j’ai également vendu mon âme à Instagram et utilise désormais beaucoup l’appareil photo intégré à mon téléphone

–         je suis au courant de ce qui se passe dans le monde à la seconde près grâce aux informations que m’envoient L’Express, Le Monde et Le Point et surtout Voici

–         je trouve le titre de la chanson géniale qui est en train de passer à la radio avec Shazam

–         je sais quel film est projeté dans quel ciné via Allociné

–         j’ai toute une collection de photos superbes mais dont je ne suis pas l’auteure sur mes tableaux Pinterest

–         je sais quelle est la recette-du-jour-que-je-ne-reproduirai-jamais grâce à Marmiton

 

      A cet instant je sais que vous vous posez une question, et la réponse est OUI, mon Smartphone me permet AUSSI de téléphoner… s’il n’est pas déchargé.

 

emeline
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