Celle qui a eu 30 ans

Et voilà, c’est mon tour… Ce nombre me crève les yeux et pourtant je peine à y croire. 
 
Trente ans. Vendredi, j’ai eu 30 ans. 
 
Comment ça a pu m’arriver, à moi, d’avoir 30 ans ?
 
Quoi qu’on en dise c’est un cap. Autant j’étais ravie à 12 ans d’en paraître 15, autant maintenant j’aimerais avoir 25 ans pour toujours. 
 
Trente ans, le fameux âge où les premières rides apparaissent alors que tu as toujours de l’acné hormonale. Tout un programme. Et encore, étant blonde, je n’ai pour le moment aperçu aucun cheveux blanc…
 
Bref, arriver dans la trentaine c’est dur. On y entre pas avec enthousiasme et envie comme dans la vingtaine, la dizaine de tous les possibles. Mine de rien, 30 ans, c’est pour moi l’heure d’un premier bilan. 
 
Et en y regardant de plus près, je dois avouer une chose : je n’ai jamais été aussi heureuse. Je pense même être plus heureuse aujourd’hui qu’à vingt ans. Ma vie actuelle me convient parfaitement. Mais attention, j’ai toujours des projets en tête qui me donnent envie d’avancer ! Des ambitions professionnelles, des envies de voyages, des changements pour le blog, des projets de vie aussi. Chéri, cette expat’ c’est pour quand ?
 
Certes, quelques blessures du passé, notamment de l’enfance, n’ont pas disparu, mais je me pose moins de questions qu’avant, ou bien je trouve plus de réponses avec le recul. Je fais davantage confiance à mon instinct. J’essaie d’être plus sereine mais je reconnais que ça n’est pas toujours aisé. J’admets également plus facilement mes faiblesses et que j’ai parfois besoin d’aide. Bon, d’accord, de ce point de vue, vieillir un peu ça a du bon.
 
D’un autre côté, mon mari me dit souvent que j’ai gardé mon âme d’enfant – et je le prends comme un immense compliment ! Il trouve que j’arrive à m’émerveiller d’un rien : d’une framboise, d’un escargot ou d’une fleur dans le jardin. Je prends ma voix de petite fille lorsque je veux obtenir quelque chose (ça marche à tous les coups, pourquoi procéder autrement ?). J’adore toujours Noël et les jouets ; et bien sûr, pas de fête foraine sans barbe à papa. J’ai tout de même conscience que c’est aussi mon hypersensibilité, parfois lourde au quotidien, qui me permet de voir « le beau » partout et peut-être plus qu’à 20 ans. Mais j’espère préserver cela : ça empêchera peut-être mon âme – à défaut de mon corps – de trop vieillir. 
 
Après tout, avoir 30 ans, c’est peut-être une chance : une nouvelle décennie où on est encore à peu près jeune et où on a déjà un peu d’expérience. Ces 30 ans s’imposent à moi, alors je vais essayer de les accueillir avec « bienveillance ».
 
 
 
Et vous, comment avez-vous vécu ou envisagez-vous vos 30 ans ?
 

 

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